Comme convenu lors de son assemblée générale du 26 octobre 2024, l’AFPMAR a interpellé la DGAMPA (Direction Générale des Affaires Maritimes, de la Pêche et de l’Aquaculture) ainsi que le Ministère de la Transition Ecologique sur les difficultés que la pêcherie civelière française rencontre pour écouler, à des prix justifiés, sa production de civelles pour le marché du repeuplement.
Nous rappelons que seul le secteur de la pêche a atteint les objectifs définis par le règlement UE 1100/2007 concernant la restauration de l’anguille européenne. Malgré cela la pêche est de plus en plus contrainte non seulement dans l’exercice de son métier (licences, quotas, périodes de pêche très étroites inadaptées au caractère aléatoire de l’activité), mais aussi économiquement par un marché du repeuplement quasi – contrôlé par le secteur de l’élevage. Ceci aboutit petit à petit à une paupérisation du secteur de la petite pêche estuarienne et continentale avec un chiffre d’affaires moyen par entreprise qui était de 45 000 euros avant la mise en place du règlement, puis de 27 000 euros ces dernières années et qui continue de baisser fortement ces dernières années par suite d’un marché européen du repeuplement en civelles de moins en moins dynamique.
L’AFPMAR qui défend l’ensemble du secteur pêche ne peut accepter cela et fait notamment des propositions constructives illustrées par le projet « Pêcher moins et valoriser mieux » qui prend en compte la réglementation existante: article 7 du règlement UE 1100/2007 (conditions de la modification de la clé de répartition consommation/repeuplement) et de l’autorisation de transport hors UE sous règlement CITES pour le transport non préjudiciable de l’espèce en Asie.
Nous espérons que le secteur pêche sera non seulement écouté mais également entendu afin de réparer cette injustice qui voudrait que le seul facteur anthropique qui ait atteint les objectifs de minimisation de son empreinte écologique soit le seul à payer socialement et économiquement « les pots cassés ».